actus|Découvrez les actus

Tekkit.io

372 abonnés
Paris (75)
Entre 5 et 10 personnes
Partager
Carrière

Etude sur les carrières des profils tech

 

Et si je te parlais un peu du secteur dans lequel tu travailles, ami de la tech ? Au-delà de sa singularité et de sa forte implantation dans l’avenir, le secteur de la tech est aussi en pleine révolution en ce qui concerne la gestion des ressources humaines. C’est pourquoi, nous avons réalisé, en avril 2022, une étude sur un panel de 3 587 profils tech de toutes expériences et métiers confondus pour comprendre le marché et les enjeux de demain.

 

Une pénurie de profils tech

Depuis maintenant quelques années le secteur est en plein essor, nous remarquons une rareté des profils qui s’intensifie et les recruteurs ont de plus en plus de difficultés à recruter des profils, comme nous le dit un Product Manager:

 

“Les recrutements des profils tech prennent beaucoup plus de temps que dans les autres secteurs d’activité, car on ne trouve pas beaucoup de profils.

 

Nous avons donc voulu savoir si cet aspect était aussi ressenti par les personnes travaillant dans la tech et la réponse n’est pas si surprenante. À la question “Ressentez-vous la pénurie de profils à votre échelle dans le secteur de la tech ? 60 % ont répondu “oui, fortement” et “oui, plutôt” contre 40 % “pas vraiment” et “pas du tout”. Ce qui nous fait affirmer que cette pénurie se fait ressentir au sein même des entreprises. Le revers de cette pénurie de profils se traduit aussi en entreprise par des postes vacants, et des projets qui prennent plus de temps à se réaliser. 

 

 

De plus, nombreuses sont aussi les personnes travaillant dans la tech à se faire démarcher, directement par les recruteurs qui passent généralement par les réseaux sociaux, l'emailing ou les plateformes spécialisées afin d’acquérir et de toucher le plus de personnes possibles.

Pour savoir à quel rythme les profils tech étaient sollicités, nous leur avons posé la question 43 % d’entre eux le sont plusieurs fois par mois, 25 % sont sollicités plusieurs fois par an, 20 % sont sollicités tous les jours et 13 % ne le sont presque jamais ou jamais. On note donc ici une forte sollicitation des profils que ce soit quotidien, mensuel ou annuel.

 

 

Cependant, nous pouvons voir qu'à la question “Avez-vous déjà postulé à des annonces dans votre carrière tech ? ” 80 % des personnes ont répondu “oui” ce qui montre bien que la demande est forte certes, mais que les propositions faites par les recruteurs ne correspondent pas forcément en tout point avec les attentes des profils tech, ce qui les incite à aller chercher par eux même des annonces correspondant à leurs besoins.

 

 


Comment attirer des profils tech ?

Dans un premier temps, nous avons voulu connaître l’épanouissement au travail en demandant aux interrogés s’ils étaient en recherche d’opportunité (la recherche présage le besoin de valorisation, le besoin d’évolution, la recherche d’un meilleur revenu ou bien un poste qui ne convient pas aux exigences), à cela 48 % ont répondu oui, 35 % qu’ils restaient à l’écoute, mais qu’ils n’étaient pas en recherche active et 18 % non.
Ce qui nous amène à nous demander qu’est ce qui permettrait à un profil tech d’être davantage épanoui dans son travail ?

 

 


Mais alors comment réussir à attirer le peu de profils tech disponibles sur le marché ?

Pour cela, notre étude a fait émerger l’idée qu'un profil tech est avant tout intéressé par un projet d’entreprise, au-delà d’un simple emploi, il va être attiré par le challenge qu’on lui propose et l’objectif de l’entreprise. Il va aussi être attiré par la rémunération, les profils étant rares, une bonne rémunération combinée au projet d'entreprise fera la différence.
L’évolution de poste sera aussi un facteur clé, on note que presque la moitié des personnes interrogées trouve cet aspect “très important” et 30 % le trouve “important” contre seulement 23 % qui ne “le mettent pas au cœur de leurs priorités”. 

 


Le 100 % remote, mythe ou réalité ?

Parmi les critères impératifs d’un profil, le tech de nombreux discours dans les médias nous amènent à réfléchir au fait qu’un profil tech, était plus attiré par un poste de travail comprenant la possibilité de pratiquer le 100 % remote. En effet, ce nouvel avantage s'est intensifié avec la crise sanitaire qui a touché nos entreprises et nos foyers, la généralisation du télétravail a fait découvrir en chacun de nous des avantages que l’on n’imaginait pas.
Cependant, contrairement à ce que nous pouvons croire, un profil tech n’est pas forcément plus attiré par un poste 100 % remote. En effet, notre étude révèle que 43 % des personnes interrogées sont pour le 100 % remote, que 25 % le sont plus ou moins et 33 % des personnes ne sont pas pour. 

 

 

Mais quelles sont les raisons qui poussent les personnes à vouloir télétravailler ? 40 % sont attirés par la possibilité de pouvoir travailler d'où ils veulent (plus couramment appelé le nomadisme) 32 % estiment être plus efficace en travaillant là oui le souhaite et 28 % mettent le temps de déplacement en porte-à-faux.

Encore quelques années en arrière, la possibilité de télétravail était très peu étendue, cependant grâce (ou à cause) de la crise sanitaire, comme énoncé précédemment, c’est une méthode de travail qui s'est largement développée. Mais un autre mouvement est aussi apparu : le besoin de voyager, dans le sens où de nombreuses personnes ont fui les grandes villes pour s'installer en province ou à l’étranger, de là est apparu la question du 100 % remote. Les entreprises ont dû s'adapter à ces nouvelles demandes et revoir leurs offres, car le 100 % remote ou télétravail partiel est maintenant devenue une caractéristique importante de la fiche de poste.

 

 

Cependant, le 100 % remote n’est pas un critère indispensable comme le montre les chiffres énoncés ci-dessus, près de 60 % ne sont pas forcément pour du temps intégral à télétravailler, la part de présence physique reste néanmoins profondément ancrée dans nos méthodes de travail quotidiennes nous permettant de garder du lien social et souvent une cohésion d’équipe bien plus élevée.

 


En conclusion, les faits décrits ci-dessous sont bien le reflet d’un secteur IT en pleine crise des profils, aujourd'hui il est nécessaire pour les entreprises qui recrutent de mettre un véritable accent sur la marque employeur afin de répondre au mieux, aux attentes des profils rares qu’ils recherchent. 

0 commentaire
C